* GRENOBLE ET SES QUARTIERS *
* L'A 480 EN QUESTIONS *
Assemblée plénière du Conseil consultatif du secteur 3
* Des riverains inquiets *
Le Conseil consultatif du secteur 3 (CCS 3) organise aujourd'hui
une assemblée plénière et invite, à cette occasion, les habitants
du secteur 3 à venir y assister. Le point le plus important
de l'ordre du jour sera vraisemblablement le premier :
le devenir de l'A 480.
Marie-France Chamekh, adjointe au maire de Grenoble
et coprésidente du CCS 3 confirme : « Il s'agit effectivement
d'un sujet d'inquiétude pour les habitants. L'A 480 soulève
actuellement beaucoup d'interrogations. Le CCS 3 s'est engagé
dans une démarche de réflexion afin de faire connaître aux
autorités le sentiment des riverains.»
En moyenne, près de 90 000 véhicules empruntent cette portion
du périphérique chaque jour, ce qui correspond à un des
plus gros débits autoroutiers français.
* Pollution, bruit et rumeurs d'élargissement *
« En conséquence, les nuisances pour les riverains de Grenoble,
Fontaine, Seyssinet-Pariset et Seyssins sont inacceptables,
explique Alain Verger, membre du CCS 3.
Au niveau de la pollution, la station fixe du Rondeau affiche
des taux de pollution de l'air bien au-delà du seuil d'alerte.
Il s'agit là surtout de nuisances à moyen ou long terme.
Mais quotidiennement, les habitants souffrent également
du niveau sonore très élevé, d'autant plus qu'à part
un mur de séparation, rien n'a été fait. Ce qui provoque le trouble,
c'est le bruit des roulements. Il suffirait donc de réduire
la vitesse à 70 km/h pour améliorer les choses de manière
significative. »
En plus des nuisances actuelles, les riverains doivent faire face
à certaines rumeurs peu optimistes pour leur avenir.
En effet, depuis quelques temps, la Direction régionale
de l'Equipement - désormais en charge du projet -
planche sur l'amélioration du fonctionnement de l'A 480.
« Rien d'officiel n'a filtré à ce sujet, continue Alain Verger,
mais on peut craindre que les services de l'Equipement
aient pour idée de transformer cette portion de périphérique
en deux fois trois voies, voire peut-être davantage.
En matière de bruit, de pollution et même de sécurité,
ce serait intolérable. Quand on voit le nombre d'accidents
par an sur l'A 480, des accidents qui ont parfois lieu
à proximité d'usines manipulant des produits dangereux,
on peut trouver ça effrayant. »
Pour défendre les intérêts des habitants du secteur 3,
le CCS 3 a donc envoyé à chaque habitant une lettre
d'information et a l'intention de faire parvenir
une nouvelle requête au maire, qui, s'il n'est pas directement
impliqué, pourrait, selon le CCS 3, peser d'une manière
plus engagée dans les débats.
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Fin de l'article signé par * Olivier BARTHÉLEMY *,
illustré par une photo en couleurs de Marc GREINER
* L'autoroute A 480 suscite déjà de la colère de la part
des habitants du quartier qui se plaignent de la nuisance sonore
et de la pollution. *
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A côté de cet article, on trouve aussi :
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* REPÈRES *
* LE CCS 3 *
Le Conseil consultatif du secteur 3 concerne les quartiers
Eaux-Claires, Rondeau-Libération et Mistral.
Il est présidé par l'élue de secteur Marie-France Chamekh
et Mahmoud Cherni.
* LA RÉUNION *
Le CCS 3 se réunit aujourd'hui à 20 h à la salle
polyvalente du Lys Rouge, 17 avenue de l'Ecole Vaucanson.
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Enfin, en dessous de l'article précédent :
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* « Nous n'avons encore rien arrêté » *
L'autoroute A 480 longe le Drac, le Polygone scientifique,
les quartiers Berriat, Eaux-Claires et Mistral.
C'est pour cette raison que le Conseil consultatif du secteur 3
fera le point ce soir sur le projet de l'élargissement de l'autoroute,
les riverains se sentant directement concernés par d'éventuels
travaux.
Les uns craignent davantage de nuisances et de pollutions,
d'autres des expropriations. Le sujet fera débat.
Mais à l'heure qu'il est, le projet n'est pas ficelé et le dossier
trône encore sur le bureau du préfet de l'Isère, en attente
d'une validation définitive. C'est pour cette raison que,
du côté de la DDE, on préfère rester discret.
« Nous n'avons encore rien dessiné, ni arrêté.
Nous avons simplement discuté avec nos partenaires
- Métro, Ville de Grenoble et Conseil général -
pour que chacun donne sa vision du projet.
L'idée serait de réaliser une autoroute bien intégrée
dans le tissu urbain avec un élargissement à deux fois
trois voies, mais je ne peux pas en dire plus.
Il faut attendre la validation de la préfecture. »
explique M. Dollet, chef adjoint du service régional
d'exploitation à la Direction interdépartementale
des routes centre-est.
L'autoroute est désormais sous la responsabilité
de la Direction régionale de l'Equipement.
Fin de l'article non signé et non illustré.